Education,  Occupation

Comment avoir un chiot équilibré ?

Par le respect de ses besoins élémentaires

  • Les contacts sociaux
    – Un chiot c’est un bébé qui a besoin de se sentir sécurisé, il est donc important au début de ne pas le laisser seul très longtemps.
    – Plus tard et progressivement, vous lui apprendrez à rester seul durant vos absences.
  • Eau et alimentation
    – Eau doit être propre, fraîche et à disposition 24h/24
    – Choisir une alimentation de qualité à base de viande (Attention au choix des croquettes)
    – 3 repas par jour au début.
  • Sommeil
    – Un chiot dort minimum 18h sur 24h.
    – Il doit avoir un endroit de couchage spacieux, confortable, hors zone de passage afin de dormir tranquille.
    – On ne réveille pas un chiot qui dort (pour aucune raison) et on éduque les enfants à respecter son sommeil.
  • Pipi – Popo
    – Un chiot peut se retenir approximativement 2h à 2 mois, 3h à 3 mois, 4h à 4 mois….
    Ne l’obligez donc pas à se retenir !!! Sortez le systématiquement quand il se réveille, après avoir bu ou mangé, après avoir joué.
    – Il y aura des “accidents” et c’est normal, NE LE DISPUTEZ PAS ! Le contrôle des sphincters est un processus progressif qui ne sera atteint complètement que vers 9 mois.
    – La sortie “besoins” n’est pas une PROMENADE mais bien une “SORTIE HYGIENIQUE”

Par une éducation

  • Un chiot en bonne santé est curieux !!! Laissez lui l’opportunité de l’être et pour sa sécurité apprenez lui :
  • Le rappel
    – Il doit être heureux de revenir vers vous.
  • Le suivi naturel
    – En laisse ou en liberté, sautez sur l’opportunité que vous offre le chiot qui vous suit partout naturellement.
    – La laisse doit toujours être détendue.
  • “Tu laisses”
    – Sera utile pour qu’il accepte de se désengager d’un objet, situation, stimuli.
  • “Tu attends”
    – Apprentissage des auto-contrôles, utiles pour apprendre à ne pas se précipiter dès qu’une porte s’ouvre, à attendre dans une pièce, à ne pas sortir seul de la voiture etc…

Par des apprentissages

  • Faire face progressivement aux situations, à l’environnement
    – Découvrir son environnement, découvrir de nouveaux lieux avec bruits différents, calmes ou plus agités …,
    voir de nouvelles personnes : âges différents, ethnies différentes, handicap ou pas …, rencontrer des congénères (tailles, âges, races différentes) mais aussi d’autres espèces (vaches, chevaux, moutons, poules …)
    – Lui laisser le temps de découvrir à son rythme et de loin si nécessaire.
    – Une nouveauté à la fois, plusieurs fois par semaine mais sans le forcer au contact.
    – Laissez lui le temps de regarder, flairer, comprendre et quand il se sentira prêt, il approchera de lui-même.
    – Plus tard, ces découvertes régulières l’aideront à être à l’aise dans toutes les situations tout le long de sa vie.
  • Pouvoir flairer tous les jours mais aussi en variant les lieux (ville, campagne, bois)
    – Pouvoir prendre les odeurs en promenade
    – Recherches de friandises
    – Trouver un jouet ou objet caché
    – Suivre de courtes pistes
    – Pour le chiot, utiliser le flair développe sa concentration, sa confiance en lui et lui apprend le calme.
  • Avoir des rencontres sociales
    – Idéalement, proposer des rencontres de chiens adultes bien codés, équilibrés et un par un.
    – Ces rencontres sont psychiquement indispensables pour le chiot, elles doivent être régulières et de qualité.
  • Des balades lentes, pas trop longues
    – On compte 5 min de balade par mois d’âge, en harnais et laisse longue ou en liberté dans des endroits sécurisés.
    – Au rythme du chiot, celui ci doit marcher uniquement au pas.
    – La balade, ce n’est pas relier un point A à un point B en marchant rapidement, le nez rivé au smartphone !!! C’est la balade de votre chien pas la vôtre.
    – Les balades longues, en marche rapide ne sont pas bonnes pour un chiot, cela l’épuise, le rend nerveux, plus excitable et est néfaste pour ses articulations.
  • Les manipulations
    – Tout doucement, apprenez lui le plaisir d’être “tripoté” : toucher les différentes parties du corps.
    – Un endroit seulement par jour en récompensant.
    – Si le chiot n’est pas à l’aise, on lui laisse la possibilité de s’éloigner. Il s’y habituera au fur et à mesure.
    – Toujours arrêter avant l’énervement du chiot et récompenser sa patience.
    – L’habituation aux manipulations sera utiles lors des visites chez le véto et/ou le toiletteur

A ne pas faire

  • Forcer le chiot à affronter une situation stressante
    – Le tirer pour l’obliger à avancer
    – L’obliger à s’asseoir ou se coucher
    – L’attraper pour l’obliger à quelque chose
    – Le forcer à aller au contact (d’un congénère, d’un humain) ou dans un endroit qui l’effraie.
    – Dans ces situations stressantes, le chiot ne comprend pas et donc se fige et n’apprend rien. Vous entrez alors en conflit, lui faites peur et il perd confiance en vous.
  • Lancer de balles, frisbee ou autres
    – Idées reçues : Le chiot aime çà, cela le défoule !!!
    – Ces jeux les stressent, ils ne courent pas après l’objet parce qu’ils aiment cela mais bien parce cela déclenche leur instinct de poursuite (instinct de prédation). C’est plus fort qu’eux, c’est une réponse innée au mouvement. Cela les rend hystériques et stressés. En fait vous emmenez votre chien dans un cercle vicieux et le rendez “accro” aux lancers !!!
    – SOYEZ CONSCIENT DES CONSEQUENCES : Le chien peut devenir réactif aux mouvements et se mettre à courser tout ce qui bouge (enfants qui courent, joggeurs, vélo, auto …)
    – “Le défouler” n’est pas nécessaire, au contraire vous faites monter son taux d’adrénaline, il aura de plus en plus besoin de bouger et ses capacités de concentration, d’apprentissage et d’auto-contrôle ne se développent pas.
    – Cela est également nocif pour les articulations et la musculature qui ne sont pas totalement finies. Ces jeux engendrent des sauts, accélérations, demi tour ou freinages brusques dangereux pour leur squelette (même chez les adultes).
  • Rencontre avec de nombreux chiots
    – Si en effet il doit rencontrer des congénères (chiots ou adultes), il faut privilégier un petit groupe formé par 2 ou 4 chiots (âge et gabarit compatibles) accompagné d’un adulte équilibré qui pourra inculquer les notions de bons comportements et de communication.
    – Les grands groupes engendrent beaucoup d’excitation, des jeux, courses poursuite qui peuvent dégénérer entraînant de mauvaises expériences et accidents.
    – L’excitation engendrée ne permet pas au chiot d’apprendre à gérer ses émotions.